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Aimer écrire ou aimer l’idée d’être écrivain ? Réflexion sur le processus d’écriture

Beaucoup de personnes rêvent d’écrire un livre, mais peu réalisent ce que signifie vraiment aimer écrire au quotidien.

Est-ce qu’on aime vraiment écrire, ce geste intime, exigeant, parfois ingrat ?
Ou est-ce qu’on aime surtout l’idée d’écrire, l’image glamour du mot “écrivain”, le rêve de publier un livre et de pouvoir dire “j’ai écrit ça” ?

C’est une question que je me pose souvent.
Écrire, c’est une passion. Mais c’est aussi de la sueur, des doutes, des relectures à s’en arracher les cheveux, jusqu’à ne plus supporter de relire notre texte. Et pourtant, on recommence.

L’illusion de l’écrivain inspiré

Il y a cette image que l’on se fait de l’auteur bohème : il écrit la nuit, un verre à la main, éclairé par une bougie. L’écrivain est porté par le flow, l’inspiration, le romantisme de la création.
Mais la réalité, c’est une autre histoire.
J’ai lu récemment L’art subtil de s’en foutre. L’auteur y parle de sa passion pour la musique, puis corrige, ce qu’il aimait quand il voulait devenir une star c’était l’idée d’être musicien. Il rêvait de la scène, pas des répétitions, pas du travail quotidien que demande la maîtrise d’un instrument. Et je crois que pour l’écriture, c’est pareil.
On aime la finalité plus que le chemin qui est long et compliqué, surtout quand on débute.

Je me suis posé la question à la lecture du livre, car j’ai souvent ce questionnement à quoi bon poursuivre, je perds peut-être mon temps à m’écharner sur mon premier roman.
Alors éclaircir ce point me paraît essentiel pour se dire qu’il faut continuer. Oui, j’aime l’idée d’être écrivain, mais j’aime créer un monde où je peux m’exprimer et maîtriser les choses.

Le vrai travail de l’écriture

J’ai souvent repoussé le moment de me remettre à écrire, même si j’en retirais du plaisir. Tout me paraissait long.
Le premier jet c’est long il y a la peur de la page blanche, mais il y a cette légèreté de la création. Alors on va dire que ça passer.
Puis vient la correction, et là, tout change.
Ça peut être laborieux.
J’ai essayé et puis c’est devenu un chantier monstre, alors je me suis lancée dans un deuxième premier jet. Parce qu’entre temps, j’ai appris plein de choses après avoir relevé tous les défauts de mon écriture. Bien sûr, il en reste, mais je tente de les corriger.
Relire, ajuster, structurer, donner du rythme. C’est une autre phase de la créativité.
C’est là que l’écrivain se construit

Mais il y a aussi cette résistance sourde : à quoi bon ?

Quand ce n’est pas notre métier, quand personne ne compte nos pages, quand la récompense est lointaine, il faut accepter que la finalité soit à long terme.

Apprendre à aimer le processus d’écriture

Alors, est-ce qu’on aime écrire, ou juste l’idée de l’écrivain ?
Je crois que la vraie réponse, c’est dans le processus. Dans les moments sans gloire, dans les jours où rien ne vient, dans l’apprentissage de la discipline créative.
Oui, écrire, ça s’apprend. Ça se pratique. Ça demande de la patience et de la persévérance.
Aujourd’hui, j’accepte que ce soit long, imparfait, parfois pénible.
Mais j’aime retrouver mes personnages, plonger dans le processus créatif, voir une idée prendre vie. Et même si je n’ai pas encore toutes les réponses, je sais une chose : je veux continuer à écrire, pour ce que cela me fait vivre, pas pour ce que cela montre.

Beaucoup de personnes découvrent que devenir écrivain demande surtout d’aimer le processus d’écriture, pas seulement le résultat.

Et toi, est-ce que tu t’es déjà posé la question ? Tu aimes écrire… ou l’idée d’être écrivain ?

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