« We need your art ». La créativité n’est pas un acte égoïste

J’ai eu un coup de cœur pour l’intervention d’Amie McNee (dont je n’ai pas encore lu le livre We Need Your Art), et je vous partage un retour inspirant avec quelques commentaires personnels.

On nous a souvent répété que la créativité est réservée aux enfants, aux retraités ou aux génies. Amie McNee bouscule cette idée dans sa conférence : ta créativité n’est ni égoïste, ni inutile. Elle est indispensable.

 n ne nous a jamais expliqué que la créativité pouvait être un outil de développement personnel, et encore moins que le monde avait besoin de notre art, pas seulement de notre productivité. 

La créativité n’est pas « juste pour toi »

Créer n’est pas un hobby décoratif qu’on pratique « si on a le temps ».
Ça me parle : j’ai longtemps attendu de cocher toutes les cases avant de me rendre compte que la créativité méritait une place à part entière. Mais quand tu sais qu’elle est essentielle, tu lui fais de la place, temps ou pas.

L’art est un acte de connexion : que tu cuisines, écrives un roman de fantasy, une fanfiction, un collage, une aquarelle ou un podcast, tu dis au monde : « Voilà comment je vois les choses, est-ce que ça te touche aussi ? » Selon l’autrice, ce n’est pas malgré le chaos du monde qu’il faut créer, mais précisément pour lui.

Un pilier oublié du développement personnel

On parle productivité, objectifs, routines… mais la créativité ? Oubliée.
Pourtant, c’est l’outil central de mes accompagnements. Tout le monde a ce super-pouvoir.
Amie McNee rappelle que dessiner, écrire, jouer, bricoler aide à se transformer. Le journaling, par exemple, crée une régularité qui déverrouille des changements profonds. Des études montrent même que 45 minutes de pratique créative font baisser le cortisol – l’hormone du stress – et boostent présence et curiosité envers soi. Ton stylo ou ton carnet vaut tous les scrolls.

Créer : un acte de rébellion

Dans une société qui te colle au téléphone pour consommer, créer est rebelle. C’est reprendre du pouvoir.
Face à l’IA qui « fait tout », Amie répond : justement, ton art humain crée de la connexion irremplaçable.

Le processus compte plus que le résultat
On juge l’art à ses likes ou ventes, mais la magie opère pendant que tu crées. Tu testes une autre version de toi, tu fais bouger quelque chose – une phrase, une scène, un univers – quand tout semble figé. Ça te rend puissant(e).

Ton art, quelqu’un en a besoin

Amie évoque les poèmes de son père : précieux au-delà de sa présence. Même sans best-seller, tu laisses une trace – à tes proches, au monde. Les créatifs ne laissent pas les choses telles quelles.
On ne sait jamais qui lira ton texte pile au bon moment, ni quel geste créatif allumera une lumière. Ta valeur ne se mesure pas qu’au succès : peut-être qu’un inconnu y trouvera réconfort ou signe. En gardant ton art pour toi, tu lui refuses ce bien-être.
Ton art ne sauvera pas le monde, mais il le rendra plus supportable, plus beau pour quelqu’un.

Pense à une créative que tu aimes suivre, sans best-seller ni millions de followers. Et si elle s’était dit « à quoi bon ? »
Y a-t-il des projets créatifs que tu repousses pour la même raison ?

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