bureau créatif

Où est le plaisir là‑dedans ?

Après la séance, il m’en a dit plus.
Le pauvre avait lu des livres qu’il estimait “chiants” en se disant :
« Mais est‑ce que l’auteur s’est vraiment éclaté à écrire ça ? »
L’un de ses blocages, c’était qu’il avait peur de s’ennuyer.
Alors, y a‑t‑il du plaisir entre les moments où l’on se demande si on va poursuivre, si on n’est pas en train de perdre notre temps ?

Le plaisir, c’est de créer un monde et puis de se dire que si le livre est destiné à être partagé et lu par d’autres, il y a aussi une satisfaction un peu égoïste à se dire qu’on est allé au bout de quelque chose, que c’est une chose qu’on est capable de faire, et donc de refaire.

Il est où, le plaisir dans l’écriture ?

  • créer son propre univers, un refuge
  • et puis, de manière égocentrique, se dire que dans cet univers‑là c’est nous qui commandons
  • un autre des plaisirs de l’écriture, c’est d’échanger avec d’autres personnes, parler écriture et de ce qu’on ressent en écrivant, je trouve ça formidable. J’ai rencontré des gens très intéressants de milieux très différents.

L’écriture, ce n’est pas le truc chiant qu’on fait de manière isolée dans son coin. Grâce aux réseaux, c’est devenu quelque chose qu’on partage plus facilement

L’écriture, c’est modeler et remodeler, c’est s’amuser à imaginer les “et si…”, jouer avec les formulations narratives

J’adore la vision d’Elizabeth Gilbert dans « Comme par magie » : ce n’est pas l’image de l’écrivain qui souffre pour créer. Elle rappelle qu’on peut choisir une vie créative simplement parce qu’on l’aime, pas pour sauver le monde ni pour souffrir plus que les autres.
Elle parle de la créativité comme d’« une vie amplifiée, plus heureuse, plus intéressante », et insiste sur le fait que le temps passé à créer est sacré, même si le résultat ne l’est pas toujours.
Pour elle, la créativité est un cadeau, et le but n’est pas de se torturer mais de collaborer avec cette énergie.

Et le plaisir dans le journaling, on en parle ?

Il est vrai qu’on parlait surtout de l’écriture de roman avec cette personne, mais le plaisir d’écrire pour soi, il ne faut pas le négliger.
Le plaisir de s’émerveiller de ce qu’on peut faire avec les mots, de décrire nos ressentis, de créer quelque chose : il est inestimable, non ?

Et si on ajoutait le plaisir de l’écriture pour soi avec un peu de manifestation ?

Je parle ici de la projection plus que de manifestation dans le sens où on peut se créer une vie de rêve : l’écrire nous fait du bien, souvent nous fait sourire, nous donne un peu de baume au cœur.
J’aime m’imaginer dans 3 ans dans un endroit complètement différent et ca me motive. J’aime aussi juste imaginer ma journée à partir des éléments que je connais.
Et je ne parle pas ici de la manifestation au sens “ce que j’écris va forcément venir à moi”, je ne vais pas jusque‑là.
Je parle juste de poser sur le papier ce qu’on aime, l’avenir qui nous motive, et des conséquences sur ce moment de bien‑être et d’épanouissement que cela nous apporte.

Cela dit, je ne doute pas qu’à force de manifester chaque jour, notre cerveau s’approprie la personne qui correspond à ce futur rêvé et qu’il nous aide à faire de petits pas vers ce mieux.

Alors je finis par une seule chose.
Oui, écrire, c’est du plaisir : ne vous en privez pas si vous sentez un appel.

Et si vous êtes bloqué(e), je serais ravie de lire ce qui vous bloque pour chercher avec vous ce qui vous ferait franchir le pas.
J’ai hâte de lire vos commentaires.

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